Comment je mets en ligne le site d'un client, de A à Z

Par Styvos Landros·3 novembre 2026·4 min de lecture

Nom de domaine, hébergement, e-mails pro, sécurité, sauvegardes et emailing : la méthode que j'applique pour mettre un site en ligne proprement, étape par étape.

Comment je mets en ligne le site d'un client, de A à Z

Le jour où un site part en ligne, le client voit une page web. Moi, je vois une dizaine de briques qui doivent tenir ensemble : le nom, le serveur, les e-mails, la sécurité, les sauvegardes, Google. En oublier une, c'est la panne ou le mail perdu trois mois plus tard. Voici l'ordre que je suis, à chaque fois.

1. Le nom de domaine, avant tout le reste

Le domaine, c'est l'adresse (votremarque.com). Je le choisis court, sans tiret si possible, facile à dicter au téléphone. Pour une entreprise camerounaise, le .com reste le plus simple ; le .cm a du sens si l'activité est purement locale.

Point capital : le domaine doit être enregistré au nom du client, avec son adresse e-mail, pas celle du prestataire. J'ai vu trop d'entreprises perdre leur adresse le jour où elles changeaient de développeur.

2. L'hébergement adapté au projet

Un site vitrine n'a pas les besoins d'une boutique ou d'une application. Pour un site vitrine ou un WordPress, un hébergement mutualisé suffit. Pour un site qui va recevoir du trafic et des ventes, je prévois le cloud dès le départ. Mon comparatif Hostinger ou LWS détaille comment je choisis.

Pour gagner du temps, je passe souvent par un panier qui regroupe tout : chez Hostinger, hébergement Premium, e-mail pro et emailing dans une seule commande, avec le domaine offert la première année. Pour un client qui préfère un hébergeur français, je prends LWS avec le code CP436 (15 % sur tout le panier).

3. Les e-mails professionnels

contact@votremarque.com inspire plus confiance qu'une adresse Gmail. Je crée au minimum une adresse de contact et une par personne. Puis je règle trois enregistrements DNS que beaucoup oublient : SPF, DKIM et DMARC. Sans eux, vos e-mails finissent dans les spams de vos clients.

4. HTTPS et sécurité de base

Le certificat SSL (le cadenas) est inclus chez les deux hébergeurs : je vérifie qu'il est actif et que toutes les pages redirigent vers https. Ensuite : mots de passe uniques, double authentification sur le compte de l'hébergeur et du domaine, et extensions WordPress limitées au strict nécessaire.

Le compte de l'hébergeur est la clé de tout le site : protégez-le avec une application de double authentification. Mon guide des applications de double authentification explique laquelle choisir.

5. Les sauvegardes, testées

Une sauvegarde qu'on n'a jamais restaurée n'est qu'un espoir. Je vérifie la fréquence (hebdomadaire sur Hostinger Premium, quotidienne sur Unlimited et sur les offres LWS) et je fais une restauration de test avant de livrer. Pour un site qui vend, j'ajoute une copie hors de l'hébergeur.

6. Google et la mesure

J'inscris le site dans Google Search Console, j'envoie le plan du site, et je crée la fiche Google Business Profile si l'entreprise reçoit des clients. Sans ça, un site neuf peut rester invisible des semaines.

7. Garder le contact : l'emailing

Un visiteur qui laisse son e-mail vaut plus qu'un visiteur de passage. Je prévois dès le départ un formulaire d'inscription et un outil d'envoi. Pour une petite entreprise, Hostinger Reach suffit largement pour démarrer ; j'en parle dans mon article sur l'emailing pour petite entreprise.

La liste à cocher avant de livrer

Domaine au nom du client.

HTTPS actif sur toutes les pages.

E-mails pro avec SPF, DKIM et DMARC.

Double authentification sur l'hébergeur et le domaine.

Sauvegarde restaurée au moins une fois.

Search Console et plan du site envoyés.

Formulaire de contact testé, réponse reçue.

Accès remis au client, mots de passe dans un gestionnaire.

Ce que je remets au client le jour de la livraison

Un document d'une page avec : l'adresse du site et de l'administration, l'hébergeur et le registraire du domaine, les dates de renouvellement, la liste des adresses e-mail créées, la fréquence des sauvegardes, et qui contacter en cas de panne. Les mots de passe ne vont pas dans ce document : ils sont transmis dans un gestionnaire de mots de passe partagé, ou en main propre.

Ce document évite 90 % des appels paniqués du type « mon site ne marche plus » qui sont en réalité un domaine non renouvelé.

Les trois oublis les plus fréquents

Le renouvellement du domaine sur la carte du prestataire, qui expire en même temps que la relation.

Les e-mails qui partent en spam parce que SPF, DKIM et DMARC n'ont jamais été configurés.

Le formulaire de contact qui envoie les messages vers une adresse que plus personne ne lit.

Questions fréquentes

Combien de temps faut-il pour mettre un site en ligne ?

Pour un site vitrine dont les textes et photos sont prêts, quelques jours suffisent. Ce sont presque toujours les contenus (textes, photos, informations légales) qui prennent le plus de temps, pas la technique.

Combien coûte l'hébergement d'un site vitrine par an ?

Comptez quelques dizaines d'euros par an pour un hébergement mutualisé, domaine compris la première année. Les prix détaillés sont dans mon comparatif Hostinger ou LWS.

Le client peut-il modifier son site lui-même ?

Oui, si le site est construit sur un gestionnaire de contenu (WordPress ou un espace d'administration sur mesure). Prévoyez une courte formation et un mode d'emploi écrit.

Vous préférez qu'on s'en occupe pour vous ? Parlons de votre projet.

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